Biographie Henri Tohou

A l’initiative du camarade Henri Tohou, des jeunes ivoiriens en Angleterre, en Allemagne, au Danemark et dans d’autres nations, se sont retrouvés pour jeter les bases d’une formation politique, la toute première fondée en exil. Presque tous les partis politiques anglais étaient représentés lors du congrès constitutif de ce parti, et la première convention dans la même salle, a vu la participation des organisations de lutte afro-américaines, et de plusieurs organisations venues du continent Africain.

L’Union Socialiste du Peuple USP venait d’être créé ce 04 Mai 1996 au sud- Est de Londres dans un centre communautaire du quartier appelé Tooting Bec dans la commune de Wandsworth.

Élu secrétaire général, Henri Tohou a eu pour mission de structurer le parti; de mettre en place un programme de gouvernement, et d’implanter le parti dans les quartiers d’Abidjan et dans les grandes villes de la Côte d’Ivoire. Une fois ces différentes tâches accomplies, Henri Tohou a été élu président de l’USP au congrès de Juillet 2009 à l’hôtel Novotel de la City de Londres.

Le 2 Octobre 2010 le camarade Henri Tohou débarquait au salon d’honneur de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny de Port Bouet en sa qualité de plus jeune candidat dans l’histoire de la présidentielle en Côte d’Ivoire, et de premier candidat de la diaspora, après avoir payé son cautionnement de 20 millions de Franc CFA faisant ainsi de l’USP la seule organisation créée à l’étranger qui a pu conduire la bataille politique jusqu’au sommet de l’Etat parmi une dizaine d’organisations fondées à l’extérieur.

Henri TOHOU est membre fondateur de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire –FESCI. Il est l’un des rares survivants parmi les étudiants qui ont conduit avec courage l’insurrection du 19 Février 1990, sous le parti unique, contre le Président Houphouët, et qui a permis l’ouverture de la Côte d’Ivoire au multipartisme. Il a été le tout premier secrétaire à l’organisation de la FESCI, au sein du premier Bureau exécutif dirigé par Martial Ahipeaud.

Henri TOHOU a participé aux batailles de l’ouverture de la Côte d’Ivoire au multipartisme, et au renforcement des libertés individuelles et collectives en Côte d’Ivoire de façon active de 1989 – 1994 et, de la même façon qu’il fut jeune parmi les grands aux élections de 2010, il fut aussi l’un des rares jeunes à travailler dans la clandestinité auprès des professeurs Bamba Moriferé; Francis Wodié ; Zady Zaourou et Laurent Gbagbo de 1990 à 1994 avant de prendre la route de l’exil.

Il fut le premier Président national de la jeunesse Socialiste en Côte d’Ivoire, et fut aussi journaliste dans le tout premier mensuel socialiste ivoirien de l’époque appelé « Côte d’Ivoire Nouvelle« .

Henri Tohou a une longue expérience militante et politique. Il a été dirigeant de ses pairs, de l’école primaire jusqu’à l’université, sans oublier les associations socio – culturelles qu’il dirigeait parallèlement, tels les clubs littéraires des collèges et lycées; la présidence des promotions scolaires; les organes de presse scolaires et même les clubs sportifs. (Football et les arts martiaux). Il a reçu plusieurs prix annuels d’excellence dans les collèges et Lycées en littérature et philosophie et Passait déjà à la télévision nationale chaque fin d’année parmi les meilleurs élevés/ collégiens/ lycéens du grand ouest de la Cote d’Ivoire.

Au Royaume Uni son lieu de résidence, Henri TOHOU a continué avec le militantisme. Il a été membre fondateur et secrétaire aux relations extérieures de l’Ivorian relief action group (IRAG) qui fut l’une des plus grandes organisations de la diaspora africaine en charge des questions sociales et d’intégration des ivoiriens.

Henri TOHOU a connu plusieurs détentions, maltraitances en Côte d’Ivoire lors des luttes politiques et syndicales en Côte d’Ivoire de 1990 à 1994 dont la dernière des années 90 fut celle d’Avril 1994 où il fut arrêté avec son bébé de quelques mois à l’aéroport d’Abidjan alors qu’il fuyait la Côte d’Ivoire pour l’Angleterre.

Embarqués par la SAVAC (ancêtre du CECOS ou CCDO) empêchés de sortir du pays, il est remis au directeur de la police judiciaire de l’époque avant d’être libérés le lendemain soir avec son enfant suite à une concertation de plusieurs heures entre la sureté, la direction de surveillance du territoire (DST), la police judiciaire et le ministre de la sécurité de l’époque.

Candidat à l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, Henri TOHOU a soutenu le président Laurent Gbagbo au second tour contre Alassane Ouattara. Il a défendu avec vigueur la légalité constitutionnelle en appelant au respect de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de ses institutions, tout en dénonçant l’ingérence abusive des institutions internationales dont l’ONU et la France dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire.

Il a condamné le choix du président Ivoirien par la communauté internationale contre la proposition du recomptage des voix, et l’implication des forces françaises sous les casques bleus dans les bombardements meurtriers de la résidence du président ivoirien Laurent Gbagbo.

Pendant les violences meurtrières appelées crise post- électorale, Henri TOHOU a réussi à sortir de la Côte d’Ivoire pour s’abriter à Cotonou au Benin en Avril 2011. Alors qu’il était en exil au Benin certains membres de son parti, résidant à Londres, en collaboration avec certains membresdu pouvoir en place, et l’appui de certains chefs de guerre, décident d’organiser à Abidjan un congrès du parti sans l’avis du président fondateur Henri TOHOU, en vue de l’évincer et mettre en place une direction du parti proche du nouveau pouvoir d’Alassane Ouattara pour bénéficier des postes ministériels.

 Henri TOHOU devrait choisir entre rester au Benin et laisser son parti se transformer en un appendice du RDR des années 2010-2011, ou de rentrer à Abidjan pour affronter ses camarades sur un terrain hostile et devenu très dangereux, surtout que les’’ frères ennemis’’ bénéficiaient du soutien de certains membres du nouveau pouvoir, et des chefs de guerre, pendant que TOHOU, en refusant de soutenir Alassane Ouattara au second tour de la présidentielle, était perçu comme un Pro Gbagbo, donc un ennemi de la nouvelle République. Henri TOHOU décide de rentrer pour mener ce combat hautement dangereux qui pourrait lui couter sa vie, à un moment où égorger ou bruler vifs ses adversaires politiques était une chose banale en Côte d’Ivoire.

Avec le soutien de son épouse et son regretté conseiller spécial Antoine BOHI à Londres, le Président TOHOU rentre seul à Abidjan sans savoir s’il s’en sortirait vivant, et cela après plusieurs jours de jeunes et prières. Ce Samedi 24 Septembre 2011 avec environ 60 personnes, les ‘’ camarades ennemis’’ ont tenu dans la matinée à l’académie des mers ce qu’ils ont appelé le congrès de l’USP. L’argument principal fut ‘’ le président Henri TOHOU ayant soutenu le sanguinaire Gbagbo, il ne pourra donc plus remettre ses pieds en Côte d’Ivoire, et pour la survie du parti, nous l’avons remplacé par un autre président.’’ .

Pourtant ce même jour à 16h Henri TOHOU organisait le premier meeting de réconciliation à Yopougon Sicogi qui a permis à tous les survivants des massacres de Yopougon, jusqu’alors cachés dans leur maison d’y sortir. Ce meeting qui a regroupé plus de 1500 personnes a permis aux rescapés des violences de se serrer les mains et de faire la paix entre eux.

Avec un rare et impressionnant déploiement de forces militaires, les ex rebelles devenus forces républicaines, et la police nationale dont le but était beaucoup plus de scruter le message du Premier opposant à intervenir dans un meeting public à Abidjan, en vue certainement de le massacrer, s’il sortait de sa bouche un seul mot non adapté ‘’ aux couleurs’’ et au ‘’gout’’ de l’époque.

Le président TOHOU dans un discours électrique a réussi à apaiser les cœurs en prônant la réconciliation et la paix sans lesquelles il ne peut y avoir de développement. Séduits par la qualité du discours, les différents contingents militaires et policiers se sont transformés en admirateurs et ont pu accompagner le président TOHOU a son domicile.

Quant aux ‘’frères ennemis’’ venus de Londres pour le destituer, ils ont été publiquement vaincus, la raison avancée pour la destitution du président TOHOU étant qu’il ne pourrait plus remettre les pieds en Côte d’Ivoire, la seule présence de TOHOU à Yopougon les confondait, et le fait de regrouper plus de 1500 personnes pour son meeting en temps de guerre pendant qu’eux n’en avaient que 60 à leur pseudo congrès les discréditait, en plus de l’illégalité d’un congrès convoqué par ceux qui n’en avaient pas la qualité.

Dans les jours qui ont suivi, Henri Tohou a été l’invité d’honneur du président de la commission vérité et réconciliation le premier ministre Charles Konan Banny à l’hôtel président de Yamoussoukro. Etant le tout premier opposant et ex candidat présidentiel à cet endroit, sa présence avait attiré l’attention de l’ensemble des médias nationaux et internationaux.

Ne comprenant plus comment TOHOU s’est arrangé pour rentrer en Côte d’Ivoire, d’y tenir un grand meeting sans se faire tuer, et même devenir un invité d’honneur d’une institution nationale, les détracteurs venus de Londres n’avaient plus d’autres choix que de prendre la fuite, en s’engouffrant dans le premier vol disponible pour aller s’abriter loin au Royaume Uni, en abandonnant leur nouveau titre de leaders de l’USP, obtenu d’ailleurs dans l’illégalité complète.

En Décembre 2011, Henri TOHOU s’engage dans l’élection législative pour le poste de député de la circonscription de Facobly. Sur 9 candidats, 6 ont pris la fuite et se sont retirés de la course à cause de la violence. En effet le candidat PDCI devenu candidat indépendant pour la circonstance, et celui du RDR ont recruté chacun des milliers de miliciens Frci et plusieurs gangsters dans les quartiers d’Abidjan au point où la petite ville de Facobly était du coup surpeuplée.

Les combats entre les armées des deux ne laissaient la place à aucune forme de transparence au cours des élections avec des casses d’urnes, les agressions des représentants dans les bureaux de vote, les menaces physiques, les fraudes et les achats de voix dans les villages tard la nuit à la veille des élections. Ces élections ont été reprises trois fois suite aux requêtes d’irrégularité et de fraudes et finalement l’un des plus violents a été déclaré vainqueur de ces élections.

Henri TOHOU a participé par la suite à l’élection du conseil Régional dans la région du Guemon comme vice-président sur une liste d’union la même année.

En Décembre 2015, Henri TOHOU s’est de nouveau engagé dans les élections législatives de la circonscription de Facobly où une fois de plus la fraude et les violences ne lui ont pas permis d’être élu.

Les élections législatives violentes, reprises trois fois à Facobly, suite aux différentes requêtes du président TOHOU auprès du conseil constitutionnel, et son refus catégorique de se plier devant l’injonction du secrétaire Général adjoint de la présidence de la république de l’époque, ont été à l’origine de graves complots politico- judiciaires dont le président TOHOU a été victime de 2013 à 2015 en Côte d’Ivoire.

En effet, juste avant le troisième et le dernier tour des législatives de Facobly, TOHOU a été convoqué au palais présidentiel par le Secrétaire Général adjoint et il a été sommé de se retirer de la course en vue de soutenir le candidat du RDR. Non seulement il a exprimé sur le champ son refus, mieux Tohou écrit à la mission des nations unies en Côte d’Ivoire, au Premier Ministre Ahoussou en demandant que soient déployés à Facobly des forces de sécurité conduites par l’armée des nations Unies en Côte d’Ivoire, avec des moyens lourds, et la présence de 4 soldats armés dans chaque Village de Facobly. Ce qui a été fait.

Ceci a été perçu comme un affront auquel il fallait ajouter le refus antérieur de TOHOU de soutenir Alassane Ouattara juste avant le deuxième tour des élections présidentielles. La réaction de certains barons du pouvoir originaires de l’ouest de la Côte d’Ivoire (région de TOHOU) ne s’est pas fait attendre. Partis faire campagne pour les législatives dans le village du secrétaire Général adjoint de la présidence de la république, TOHOU et son équipe ont été attaqués dans la nuit par une centaine de jeunes armés de gourdins, de bouteilles et de bâtons. Tohou appelle au secours l’unité armée de l’ONUCI avant de descendre de son véhicule de commandement pour se battre contre les assaillants en vue de secourir ses deux gardes de corps débordés.

C’est d’ailleurs grâce à l’intervention conjointe de la brigade de gendarmerie de Facobly et les véhicules avant blindés de l’Onuci, sous le commandement du capitaine Fall du Sénégal, et la supervision du Sous-préfet de Facobly Mr Bokolo que le président Henri TOHOU et ses hommes ont été exfiltrés de ce village.

Revenu à Abidjan après les élections législatives perdues suite aux casses des urnes ayant entrainé l’invalidation de la plupart des zones où il était en tête, Henri TOHOU recoit à domicile la visite de 4 personnes encagoulées en tenue militaire qui lui arrachent ses documents de voyage et de résidence du Royaume Uni, tout en menaçant de l’assassiner s’il informait quelqu’un de ce qui venait de se passer, le laissant ainsi dans l’impossibilité de rejoindre sa résidence et sa famille à Londres.

A sa grande surprise, toute demande de retour au Royaume Uni soumise auprès des autorités anglaises a été refusée par la suite, y compris toutes les demandes de visa des pays Schengen, particulièrement la Belgique et la France. Henri TOHOU était contraint de vivre en Côte d’Ivoire devenu pourtant un pays hostile où des groupes travaillent jour et nuit soit pour l’assassiner ou pour l’emprisonner d’une lourde peine privative de liberté, pouvant donc le disqualifier pour toujours de tout poste électif.

En Novembre 2013, Henri TOHOU est reçu en audience par le Ministre Tene Bouattara chargé des affaires présidentielles et frère cadet du président de la République A. Ouattara, pour lui soumettre ses propositions de paix et solliciter la libération des détenus de la crise post-électorale. Certainement impressionné par les propositions de paix, Le ministre Tene Ouattara a demandé que TOHOU lui soumette son CV. Dans la semaine qui a suivi, des rumeurs circulaient dans le milieu du secrétaire Général adjoint de la présidence selon lesquelles grâce à lui TOHOU serait bientôt nommé aux Nations unis. En lieu et place d’un poste aux Nations Unies, c’est plutôt la prison civile qui a accueilli TOHOU.

Le 30 Décembre 2013 en sortant de 14 jours de Jeune sur une paroisse pour intercéder pour la paix en Côte d’Ivoire, comme il le fait d’ailleurs chaque fin d’année depuis la guerre post-électorale, Henri TOHOU est témoin d’un accident sur le pont non loin de l’hôtel Assonvon où les eaux d’inondation ont projeté un taxi ayant pour passagers une femme et un homme dans les profondeurs des eaux « furieuses » sous le pont. Sans aucun moyen de les secourir, le président TOHOU fait appel aux sapeurs-pompiers de toutes ses forces.

De 22h, les pompiers sont arrivés sur la scène à 2h du matin, juste pour dire qu’ils sont certainement morts déjà, avant de se retirer sans chercher à ouvrir le taxi sous les vagues d’eaux. Henri Tohou avait appelé l’Unité de l’ONU en Côte d’Ivoire pour solliciter leur secours lorsque les pompiers ivoiriens tardaient à venir sur le lieu de l’accident. Mais l’Onuci avait exigé une demande formulée et signée par une autorité Ivoirienne en fonction.

Du 31 Décembre 2013 au 2 Janvier 2014 aucun pompier n’était revenu sur la scène et les corps n’ont pas été recherchés. Henri TOHOU fait paraitre un article de protestation dans le journal ‘’le nouveau courrier’’ au sujet de la négligence de l’Etat et demande une enquête sur le comportement des sapeurs-pompiers et des sanctions. Dans l’après-midi du 2 Décembre, TOHOU fait appel au commissariat du 16eme arrondissement au sujet de l’accident. La police du 16eme Arrondissement refuse d’y envoyer leurs agents car selon eux le lieu de l’accident était hors de leur zone compétence. Henri TOHOU appelle le ministère de l’intérieur, hausse le ton en face de ce qu’il a appelé une grosse négligence de l’Etat. Après des échanges tendus, le Ministère fait passer son appel au directeur des opérations de police et celui-ci transfert son appel chez le directeur de la protection civile qui s’en prend au président TOHOU pour le fait qu’il ait informé le service sécurité des nations unies de la négligence des autorités Ivoiriennes.

La dernière question du directeur de la protection civile était de savoir la position géographique du président TOHOU. Celui-ci répond qu’il est toujours sur le site de l’accident, assis dans le café juste à côté.

En moins d’une heure, un groupe d’inconnus en tenue civile avec des gris-gris aux bras, à la ceinture se jettent sur le président en vue de l’arrêter. Ce sont des dozos (chasseurs traditionnels) utilisés par les forces pro-Ouattara pour la guerre postélectorale. Ne les connaissant pas, une bagarre physique violente s’est engagée entre TOHOU et ses visiteurs. Bizarrement parmi eux se trouvait l’un des coursiers du président TOHOU. Ils sont appuyés par la suite par la police du 16eme arrondissement qui se disait incompétente d’intervenir dans cette zone il y avait seulement 1 heure. Ayant vu le véhicule de police, Henri TOHOU arrête la bagarre et se rend. 

Saisi de tout coté par des inconnus aux habits sales qui dégageaient une forte odeur de chanvre indien, appuyés par la police en tenue, le président TOHOU est conduit au 16eme arrondissement. Il ne savait de quoi il était question en ce moment précis, mais il retrouve sur place plusieurs journalistes proches du RDR, parti au pouvoir, qui le photographiaient et le filmaient sans cesse. Le président TOHOU recoit par la suite comme un coup de massue la notification des charges contre lui : ‘’ Vol, escroquerie’’ portant sur la somme de 2 millions qui seraient soutirés à ses propres coursiers qui dépendaient pourtant financièrement de lui. En plus, qu’il aurait vendu leur mini car, lequel mini car TOHOU n’avait Jamais vu. Le président TOHOU qui se croyait dans un cauchemar a rejeté avec colère cette accusation inimaginable. Comme le plaignant et son témoin soutenaient que TOHOU avait disparu depuis le jour il a reçu 2.000.000 Fcfa de leurs mains et, qu’il avait coupé toute communication verbale et écrite, Tohou alors donne son portable au Lieutenant Traore du 16eme Arrondissement en charge du dossier, afin qu’il constate le record des différents appels entre lui et ses coursiers presque tous les jours.

C’est en vérifiant que le lieutenant tombe sur un message du plaignant envoyé au président TOHOU dans la semaine dans lequel c’était écrit : ‘’ président, cette nuit j’ai fait un rêve dans lequel il Ya eu un grand soulèvement populaire contre le régime Ouattara. Le président Ouattara a été capturé par une foule violente.’’

L’officier demande a Tohou, tu es vraiment sûr que c’est ce plaignant qui a écrit ça ? Tohou répond par l’affirmative. L’officier se dégonfle, soupire profondément et dit : ‘’ Alors, nous allons mettre fin à cette procédure contre vous Mr le président !!!!’’. Mais bien avant ça, il avait déjà envoyé de son portable un SMS au ministre de l’Intérieur dans lequel il a écrit que Tohou opposant Pro Gbagbo a été pris dans un Traffic de passeport ivoirien. Il fait partir un autre SMS au ministre et demande au plaignant de retirer la plainte. Mais quand le plaignant donne son accord pour retirer la plainte, il recoit un appel, il sort du bureau de l’officier et après communication, il revient et décide de maintenir la plainte. De 18h à 22h ce fut le même jeu : Retrait de la plainte, maintien de la plainte.

 Sentant tout un groupe organisé derrière cette affaire dans laquelle le soi-disant plaignant n’était en fait qu’une marionnette, les amis de TOHOU entrent en contact avec son épouse à Londres et elle décide de payer les 2.000.000 Fcfa pour sauver la vie de son mari.  Son ami, un opérateur économique remet comme garantie un chèque au plaignant et a son témoin.

Pendant que le président Tohou est assis au violon du commissariat vers 22h, il voit venir vers lui un officier gradé originaire de sa tribu et d’un village voisin. Il a d’abord cru que ce frère ayant appris la mauvaise nouvelle, venait à son secours. Mais ce fut le contraire. Cet officier a approché le président Tohou. Il lui a approché son visage comme s’il voulait lui souffler une information secrète a l’oreille et il fixe TOHOU droit dans les yeux sans dire un seul mot pendant 5 minutes, et il se retire vivement pour offrir ensuite un large sourire moqueur à TOHOU avant de mettre ses deux mains en poche et sortir du commissariat.

Le lendemain matin vendredi 3 Décembre, le lieutenant Traoré se battait pour libérer TOHOU, mais l’ordre est venu ‘’d’en haut’’ pour que le président TOHOU soit déféré devant le tribunal de Yopougon, en face d’une foule de femmes venues le soutenir dont certaines perdaient connaissance lorsqu’il a été embarqué dans le véhicule de police pour le tribunal.

Le lieutenant Traoré qui s’est rendu compte qu’il a été induit en erreur, approche TOHOU pour lui dire ceci :’’ je vous devance au tribunal pour dire aux juges que c’est une fausse accusation. C’est même un complot’’. A vive allure il se rend au tribunal de Yopougon pour voir les juges et procureurs effectivement.

Placé dans un bureau, le président TOHOU y est resté jusqu’à 17 h sans être vu ou entendu par un juge. Cela faisait 16 Jours qu’il n’avait pas mangé. Pendant ce temps, le véhicule qui doit le conduire à la Maison d’arrêt d’Abidjan l’attendait dehors.  Les gardes pénitentiaires ne pouvant le conduire en prison sans mandat de dépôt rodaient autour de lui cherchant en vain un juge pour délivrer ce mandat, car ils ont reçu l’ordre d’enfermer à la MACA le président TOHOU cette nuit la même.

Suite à plusieurs coups de téléphones, ils ont réussi à mettre la main sur un magistrat stagiaire. Il conduit le président TOHOU dans un bureau et dit ceci tout en tremblant : ‘’ Mr le président vous allez être conduit à la prison civile ce soir, et je vous promets, dès les premières heures du lundi je remettrai votre dossier à mon patron juge d’instruction. Depuis que votre cas est arrivé ici ce matin, tous les juges ont quitté le tribunal, et mieux ils ont tous fermés leurs téléphones. C’est la première fois que je me retrouve face à une telle situation. Je ne peux pas prendre le risque de vous libérer. Je ne suis qu’un stagiaire.’’

Ainsi le président TOHOU est conduit à la MACA avec les prisonniers venant du tribunal du Plateaux. Il est accueilli en prison par une vague de prisonniers d’origine du nord de la Côte d’Ivoire, qui n’étaient pas dans leurs cellules à cette heure tardive, qui menaçaient de le lyncher, n’eut été l’intervention vigoureuse de gardes pénitentiaires hommes et femmes d’origine de l’ouest, de l’est et du sud de la Côte d’Ivoire. Mais cela n’a pas empêché les assaillants de la soirée de traiter le président TOHOU de toutes formes d’injures dont certaines telles que ‘’ inconscient !! bête !! même ton chef là on l’a tiré de son bunquer comme un rat ; et toi qui n’a pas de bunquer, tu continuais de te promener dans ce pays. Le pays est dirigé !!’’.

Dans la salle de réception où fourmillaient les moustiques, TOHOU devrait passer la nuit à même le sol avec une centaine de prisonniers jusqu’au lundi, car il était vendredi et que l’administration  était déjà fermée pour le Week end. Un prisonnier déjà condamné propose aux gardes de partager leur cellule avec le président TOHOU jusqu’à ce qu’on lui trouve une cellule. Une fois en route il dit à TOHOU que sa cellule est payante à 10.000 Fcfa par nuit. Il a donc le choix de passer 3 nuits à même le sol avec des moustiques à la salle de réception ou de passer plutôt ces nuits avec un prix dans sa cellule.

Ainsi le président TOHOU découvre pour la première fois l’état des cellules de la prison civile d’Abidjan. Une petite chambre ‘’pourrie’’ dans laquelle se trouvent entassées 17 personnes et TOHOU faisant la 18ème, avec 2 petits matelas. Le chef de la cellule salue le président et lui dit ceci. ‘’ Nous n’avons que 2 matelas. Choisissez-en un et choisissez l’endroit où vous souhaitez passer la nuit. Au milieu, vers la porte ou au mur’’. Alors le président TOHOU demande ce qu’ils ont fait pour être en prison et depuis combien de temps. En dehors d’un seul qui y était pour fraude sur l’identité, tous les autres ont commis des crimes violents et sont condamnés à de lourdes peines, telles égorger son beau-père à l’aide d’une bouteille cassée ou découper un homme à l’aide d’une machette. Le président les remercie pour leur hospitalité, se remettant entre les mains de Dieu, il s’endormit.

Pendant son séjour de 19 jours en prison, il devrait rester prudent vis à vis de feu Yacou le chinois, condamné à une lourde peine de prison et, qui régnait en maitre absolu sur cette prison. Il avait toute une armée composée de prisonniers dangereux. Il y organisait un grand marché de drogue vendue publiquement devant l’impuissance des gardes pénitentiaires. Il battait à sang tout prisonnier qui refusait de se plier à ses ordres. C’est d’ailleurs avec son autorité que tout prisonnier pouvait avoir sur lui son téléphone portable. Sur les 4900 et plus prisonniers de l’époque, chacun devrait payer une somme de 1000f chaque Samedi à l’administration de Yacou le chinois. Il était président de la prison.

Or chaque matin à sa sortie de cellule, les jeunes prisonniers acclamaient TOHOU en l’appelant président. Yacou le chinois qui a pensé à une guerre de leadership autour du titre président, cherchait en fin un moyen pour attaquer physiquement Henri TOHOU pour une guerre de leadership. Une discussion entre les deux a mis fin au projet du conflit.

Un jour un autre prisonnier originaire de Facobly (région natale de TOHOU) approche TOHOU et lui dit qu’un cadre de Facobly venait de l’appeler au téléphone en lui demandant de voir ‘’si l’américain des Wê qui a peur du soleil et de la chaleur n’a pas encore fondu comme du beurre sous les décombres surchauffés de la prison civile’’.

Rappelé au tribunal pour son audition un matin, il confronte le plaignant et ses témoins l’après-midi. A la question de savoir s’ils ont une idée de ce que le président TOHOU aurait fait des 2 millions qu’il leur aurait extorqué, ils répondent par l’affirmative et disent ceci : ‘’ on lui a donné d’abord 80. 000 f pour qu’il parte faire mon passeport en mon absence. Mais il a bouffé cet argent.’’ Tohou réagit en disant le passeport est biométrique et exige la présence du demandeur dont on prend les empruntes. Comment pourrais-je aller faire le passeport à sa place et sans sa présence ?

Il dit encore ‘’nous sommes partis une autre fois, lui et moi pour faire ensemble nos deux passeports’’.

Le président TOHOU demande au juge de vérifier avec la sureté que son passeport et celui du plaignant n’ont pas la même date de délivrance et donc n’ont pas été déposés le même jour.

Le juge d’instruction les écoute, et il dit ensuite ‘’on a donné 500.000fcfa au président TOHOU pour aller corrompre tous les ambassadeurs des pays Schengen’’. Henri TOHOU dit au juge que les ambassadeurs des pays Schengen ne sont pas une bande d’affamés qu’on pourrait corrompre tous pour si peu.

Alors le juge d’instruction demande ce que le président TOHOU a fait du reste des 2 millions. Le plaignant dit ceci :’’Le président a bu avec le reste de l’argent’’. Le président TOHOU demande avec la permission du juge s’ils reconnaissent au moins que depuis le 12 du mois de Décembre il était en Jeune et prière dans une église à Yopougon ?

Le plaignant dit ‘’ oui vous y étiez effectivement’’

Le président TOHOU demande si c’est vraiment le 1er Décembre qu’ils lui ont remis les 2 millions. Le plaignant et le témoin disent ‘’oui, c’est le 1er Décembre’’.

Le président TOHOU demande de nouveau s’ils sont d’accord au moins qu’il ne prend pas d’alcool. Ils répondent ‘’oui le président ne consomme que les boissons non alcoolisées. Alors le président TOHOU demande au juge de lui prêter son crayon afin de faire un petit calcul. Selon le plaignant et son témoin, l’argent restant était autour de 1.160.000Fcfa que le président a utilisé pour consommer des boissons non alcoolisées.

Le président TOHOU divise donc 1.160.000 Fcfa par 500 F qui est le cout d’une boisson non alcoolisée à Abidjan. Cela donne 2320 bouteilles de boisson non alcoolisée. Et puisque le président est entré dans une paroisse pour jeuner et prier entre le 12 et 13 Décembre, et que selon eux-mêmes ils lui auraient remis les 2. 000.000 FCFA le 1er Décembre, ce qui revient à dire qu’il a dépensé cet argent en 12 jours, il divise les 2320 bouteilles par 12 jours, ce qui donne 193 bouteilles. Cela revenait à dire que le président TOHOU buvait par jour 193 bouteilles de ce qu’on appelle communément ‘’ sucrerie ‘’ à Abidjan et cela pendant 12 jour.

Le président TOHOU a dit au juge, vous avez tous les éléments qui montrent que je n’ai Jamais demandé et que je n’ai Jamais reçu les 2 millions dont il est question ici. Si vous croyez en tout ce qu’ils racontent, vous pouvez me condamner. Je ne dirai plus rien. Il était dit que le président TOHOU leur a demandé de vendre leur véhicule afin de lui remettre 2.000.000Fcfa. Tohou n’a Jamais vu ce véhicule et aucune pièce de ce véhicule n’a été présentée devant le juge.

Pour protéger sa vie, la famille de TOHOU a payé plus de 2.000.000Fcfa au plaignant et à son témoin depuis le début de l’affaire. La plainte quant à elle a été retirée mais le président TOHOU quant a lui a été maintenu en prison pendant 19 jours, son nom a fait le tour du monde et sa réputation affectée.

Libéré de prison suite à la protestation d’un élu et ex ministre du pouvoir, de certains chefs de renseignements, de conflits entre le commissariat du 17eme arrondissement qui a accusé celui du 16eme arrondissement de faire des incursions dans sa zone de compétence sans l’en informer, et des protestations des populations et de la diaspora ivoirienne, le président TOHOU a pu avoir une fois libre, une idée claire de la structuration de la ‘’mafia’’ politico-judiciaire qui en voulait à sa vie. Il prend son téléphone et appelle une dame âgée membre de ce groupe et lui dit d’arrêter ce qu’ils ont entrepris contre lui car ils sont désormais découverts.

Craignant que le président TOHOU les dénonce devant les médias, ils engagent l’opération ‘’homo’’ homicide. Le tuer avant qu’il ne parle. En une seule journée le président TOHOU recoit 17 appels téléphoniques des inconnus se disant officiers de la police scientifique qui souhaitaient le voir rapidement, pas au commissariat mais dans un coin de rue à Yopougon ou Adjamé pour lui expliquer un problème relatif à sa situation.

Dans la soirée des gens portant des manteaux avec des pistolets passaient partout où il avait l’habitude de passer du temps avec des amis ou parents pour le rechercher. Le lendemain le président TOHOU appelle au secrétariat particulier du ministre de l’intérieur pour expliquer sa situation et demander protection. La dame lui dit qu’ils n’ont rien à faire à cette histoire de TOHOU avant de lui raccrocher le téléphone au nez.

Menacé de mort, sans assistance de l’Etat, et pour éviter de mettre en danger sa garde privée, le président TOHOU part pour un exile au Benin sans même pouvoir dire au revoir à sa pauvre mère, qui est décédée en son absence sans qu’on ne sache en vérité de quoi elle souffrait, malgré tous les examens demandés et effectués au CHU de Yopougon.

Conformément à la dernière volonté de sa mère, TOHOU n’a pas pu venir aux obsèques. Sa mère ayant dit à ses frères et sœurs que ses obsèques pourraient devenir un piège tendu par les ennemis qui pourraient profiter de la veillée pour l’abattre. La mère n’aura pas menti. Au quartier Maroc Place Bagoué à Yopougon, un groupe de jeunes renversent bâches, chaises et autres installations à l’arrivée de la dépouille de la mère du président. Vers 22h, alors que l’électricité marchait à merveille dans toute la commune, l’électricité était coupée sur l’espace de la veillée funèbre. Ce n’était pas tout pourtant. A l’entrée de la dépouille de la mère à Seambly dans le village natal du président TOHOU, l’électricité a été coupée dans ce village jusqu’au matin, pendant que tous les villages voisins avaient leur électricité intacte et en marche. C’est avec un groupe électrogène loué cette nuit que la veillée funèbre a pu se tenir.

Pendant son exile au Benin, 2 des jeunes qui l’avaient accusé ont eux-mêmes été accusés d’avoir falsifié les papiers en tête de l’Etat ivoirien pour se faire des visas et ils ont passé chacun 9 mois en prison. C’est d’ailleurs de leur cellule de prison qu’ils écrivent au Président TOHOU via Messenger pour l’informer qu’ils sont en prison, pour demander pardon pour ce qu’ils avaient fait contre lui afin que Dieu lui-même puisse un jour les pardonner. Dans sa réponse TOHOU a écrit vous êtes pardonnés. Des mois après, l’un des témoins de l’accusation explique via Messenger que des gens armés s’étaient rendus chez lui pour exiger qu’il témoigne contre TOHOU et s’il ne le faisait pas, lui et sa famille seraient massacrés

Tout comme l’incarcération du 02 Janvier 2014, l’attaque contre son éligibilité devant le conseil constitutionnel de Décembre 2015 n’étaient tous que des fabrications de cadres de la région du président TOHOU avec la complicité de certains membres du pouvoir en place. D’ailleurs il doit une partie de sa libération non à la qualité du dossier mais plutôt à la protestation des services de renseignements et d’un élu et ex ministre qui ont indiqué que le président TOHOU ne faisait point parti d’un groupe subversif en Côte d’Ivoire, tout comme il doit son incarcération non pour preuves accablantes contre lui, mais plutôt suite à un complot grossier et ridicule conçu, monté par des incapables propulsés à de hautes fonctions de l’Etat dont ils n’ont ni les vertus encore moins la vocation.

En 2018 La fille encore mineure du président TOHOU tombe gravement malade au Royaume Uni et est hospitalisée. Son épouse aussi malade. Les médecins demandent que TOHOU rentre pour s’occuper de sa famille.  Il écrit au président Ouattara avec copie de la lettre du médecin traitant, pour solliciter un document de voyage ou toute autre forme d’assistance, mais cette lettre n’a Jamais eu une suite.

Ce n’est qu’en Novembre 2019 que le président TOHOU a pu rejoindre sa famille au Royaume uni pour 2 semaines avant de se retourner à Abidjan pour reprendre l’enseignement de ses étudiants à l’université internationale de Grand Bassam. En Février 2020 il rentre en famille à Londres, et tout comme en 2010, il prépare activement les élections présidentielles d’octobre 2020 auxquelles il est candidat.

Pendant sa longue résidence forcée par les circonstances à Abidjan, le président TOHOU a échappé à plusieurs tentatives d’assassinats telle l’attaque contre son cortège à Dabou, ville proche d’Abidjan par les membres du RDR, lors du deuxième tour de la présidentielle 2010. Alors qu’il vote à Dabou, sa présence avec 2 véhicules de type 4×4 dans la cour de l’école où se déroulait le scrutin avait été perçue par les membres locaux du RDR comme étant en mission pour corrompre les représentants locaux de la CEI au profit du candidat Gbagbo. C’est grâce à une action conjointe de la gendarmerie et de la police que TOHOU et ses hommes ont pu être exfiltrés de la ville de Dabou.

Le président TOHOU a connu aussi plusieurs accidents de circulation dont il est sorti indemne. Il a aussi perdu son homme de main, celui qui coordonnait sa sécurité rapprochée et son protocole, formé en Allemagne, son frère et ami d’enfance Jonas Gbe connu sous le nom Big Joe.

Toute ces épreuves graves n’ont en rien entamé la volonté et la détermination du Président Henri TOHOU qui continue la bataille pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire nouvelle où il fera bon vivre pour tous, où chacun occupera la profession de son choix en fonction de sa capacité et compétence, et une nation dans laquelle les plus défavorisés bénéficieront de l’assistance nationale sans aucune forme de discrimination. Il n’a non plus jamais ouvert sa bouche pour proférer injures ou avoir des écarts de langage contre ses ennemis qu’il connaissait pourtant. Il est resté souriant et optimiste.

Le président Tohou se prépare certes pour les élections présidentielles d’octobre 2020, mais Il croit fermement que la Côte d’Ivoire traverse une crise multiforme et multisectorielle de plusieurs décennies, que la simple tenue d’une élection présidentielle ne pourra résoudre. Il croit en plus que la Côte d’ivoire se trouve à une frontière importante de son histoire : Une classe politique avec des leaders dominants, mais âgés qui feront valoir leur droit à la retraite bientôt, qu’ils le veuillent ou pas et une jeunesse politiquement éduquée mais fortement divisée à l’image des leaders dominants, qui doit pourtant prendre le relais dès maintenant.

Devant cette situation à la fois porteuse d’espoir mais aussi d’angoisse, le président Henri TOHOU croit que le fait d’avoir à la fois le président Bédié, doyen d’Age de la classe politique vivant, ainsi que les présidents Ouattara et Gbagbo eux aussi vivants, est une chance à saisir par eux-mêmes, et par la nation toute entière, pour aller à une transition politique à la fin du mandat du président Ouattara; pour une période de 2 à 4 ans en vue de jeter les bases d’une Côte d’Ivoire nouvelle fondée sur le consensus national, pour une paix durable, nécessaire à tout développement endogène et exogène. Il se bat depuis les années 2000 pour un minimum de consensus national.

Henri Tohou est juriste du droit international des droits de l’homme. Il est aussi politologue formé dans le département du droit et des sciences politiques à l’Université Métropolitaine de Londres (London Metropolitan University). Il est juriste consultant à Londres avec une expertise dans la conduite et la représentation des victimes d’abus de pouvoir et violations des droits de l’homme de la part des Etats, et des questions d’Immigration en faisant usage du droit national ou International auprès des tribunaux britanniques et de la cour européenne des droits de l’homme.

Il a passé un grand moment à encadrer les jeunes nouvellement qualifiés avocats, dans la poursuite des cas complexes auprès des cours inférieures, la haute cour de justice anglaise et la cour européenne des droits de l’homme. Henri TOHOU est aussi enseignant dans la prestigieuse Université internationale américaine de Grand Bassam en Côte d’Ivoire où il enseigne le droit Américain des affaires et les sciences politiques. Il y a récemment enseigné des matières telle la politique internationale; la politique africaine; la politique de la paix; le gouvernement américain; le nationalisme et les conflits ethniques, et enfin la stratégie électorale (la formation aux candidats des différentes élections; directeurs de campagnes et consultants).

Il est marié et père de deux garçons et une fille tous de nationalité anglaise. Il est né à Séambly son village, dans le département de Facobly, situé dans la région du Guemon, à l’ouest de la Cote d’Ivoire.  Il est du groupe ethnique Wê.

Henri TOHOU est arrière petit fils de grands guerriers redoutables du côté maternel comme paternel.

Il est l’arrière petit fils du guerrier intrépide Sehi Ble originaire de Yably-Guinglo (Bangolo), et son oncle paternel Touzawin a perdu la vie au champ d’honneur en défendant la France contre l’armée d’Adolphe Hitler pendant la deuxième guerre mondiale.

Ses arrière-grand-pères maternels Mian Flan et Flanzou responsables de l’armée traditionnelle du canton SOUOHO aujourd’hui réduit à un seul village appelé Guezon, dans le département de Facobly, avait déjà livré un combat très sanglant contre l’armée coloniale française, lors de la pénétration coloniale à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Henri TOHOU est chrétien et défenseur des droits de l’homme. Il n’appartient à aucun club ou organisation occulte.