Côte d’Ivoire / Tohou Henri : Arguments pour démonter mes détracteurs.

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Côte d'Ivoire / Tohou Henri : Arguments pour démonter mes détracteurs.

Souvent les gens qui ne savent rien de l’histoire de la lutte politique en Côte d’Ivoire me perçoivent comme un parvenu ou me jugent sur la base de mon pourcentage à la présidentielle 2010.

Les autres candidats à la présidentielle 2010 ont eu 5 ans de campagne moi j’en ai eu 1 seul mois. Ils étaient à la CEI moi je n’étais pas dans les instances de la CEI. Ils avaient leurs milices, groupes d’auto-défense et leur armée dans l’armée, moi je n’en avais pas.

Ils étaient sur le terrain depuis 1945, 1990 et 1995 moi j’étais en dehors du pays et je suis revenu en Côte d’Ivoire après 16 ans de vie à Londres. Ils sont tous impliqués dans la crise sanglante en Côte d’Ivoire, moi non!!!. J’étais venu pour prendre le pouvoir et sauver mon peuple contre une guerre inévitable Gbagbo-Ouattara en me disant que n’ayant pas de problème avec les grands acteurs, si le pouvoir me revenait, cela pouvait éviter la guerre à mon pays.

Leurs partis étaient financés aux frais du contribuable ivoirien, moi j’ai pris mon argent à moi même pour payer la caution de 20 millions et pour financer ma campagne de ma poche. J’ai soutenu les institutions de mon pays et Gbagbo au second tour et j’en ai fait les frais pendant 8 ans de souffrances en Côte d’Ivoire, y compris un emprisonnement.

Je ne suis pas un arriviste dans la politique. J’ai conduit le 19 février 1990 l’insurrection des étudiants qui a fait plier Houphouet et qui a ouvert le pays au multipartisme. J’ai travaillé avec Gbagbo, Wodié, Zadi Zaourou et Bamba Moriféré dans l’opposition ivoirienne qui avait formé un seul bloc appelé La GAUCHE DÉMOCRATIQUE en Côte d’Ivoire.

Je suis celui qui ai implanté la gauche et le FPI à l’ouest de la Côte d’Ivoire. J’ai été le président national de la jeunesse socialiste en Côte d’Ivoire de 1990 à 1994 avant d’aller continuer mes études à Londres. J’ai même été arrêté et détenu à la PJ quand je tentais de quitter le pays étant fiché par les services secrets du pays.

J’ai été journaliste dans le premier journal de l’opposition ivoirienne autrefois appelé COTE D’IVOIRE NOUVELLE. J’ai été membre fondateur de la Fesci et le tout premier secrétaire à l’organisation de la Fesci, celui qui combattait les loubards armés du PDCI qui empêchaient toute réunion de l’opposition et des étudiants. J’ai payé le prix pour l’avènement de la démocratie dans mon pays avec des matraquages, des arrestations et même la radiation de l’Université de Cocody.

Je n’ai jamais ralié un gouvernement. J’ai toujours été dans l’opposition pour défendre ce que je juge bon pour nos populations. Le professeur Bamba Moriféré et les leaders de l’opposition sont vivants pour le confirmer. Dr Ahipeaud Martial premier secrétaire général de la Fesci est vivant en Côte d’Ivoire pour le confirmer.

Du 19 Février 1990 jusqu’à ce jour je suis resté dans l’action. Je n’ai jamais baissé les bras, je ne me suis jamais transformé en  » mercenaire » d’un leader pour avoir de l’argent, des postes ou des honneurs. Je suis resté fidèle et intègre vis à vis de mes idéaux. Alors de quoi parlent ils?

Qui est plus méritant que moi dans ce pays ? Qui devrait être perçu comme modèle de notre génération ?

Fait à Londres, ce jeudi 11 Juin 2020

Henri TOHOU

Juriste et politologue

Enseignant du droit et Sciences politiques à l’université

Président de l’Union Socialiste du Peuple USP

Ex candidat à l’élection présidentielle 2010

Candidat à la présidentielle 2020-2021

www.usp-ci.com

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